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Depuis 2006, le pouvoir d'Etat semble se croire autorisé à fermer la Sorbonne et les autres sites universitaires pour un oui et pour un non, bafouant ainsi les libertés académiques les plus élémentaires, telles qu'elles sont en vigueur depuis la fondation de l'Université, au Moyen-Âge.


Ces pratiques, qui constituent une très grave interférence dans la vie académique et une entrave intolérable à l'enseignement et la recherche comme au débat légitime dans la communauté universitaire, témoignent d'une dégradation très profonde des institutions de notre pays et doivent être condamnées avec la plus grande fermeté. Cette agression caractérisée de l'Etat à l'encontre de la communauté universitaire dans son ensemble, enseignants, chercheurs, étudiants et agents, est d'autant plus choquante à l'heure où on prétend donner leur
« autonomie » aux universités. Etrange autonomie qui semble autoriser tous les empiétements et coups de force.


Les soussignés exigent, dans les plus brefs délais, le plein accès à leur lieu de travail et d'échanges et la restauration des libertés académiques dans leur entièreté. Ils attendent du président de l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne qu'il fasse valoir auprès des autorités les droits de la communauté qu'il représente et qu'il adresse une protestation solennelle aux ministères concernés.

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